Naissance
Il est né en mi Rabiâ thaani, 1295 de l’Hégire à Fès soit la mi -avril 1877 après
JC.
Enfance et premier apprentissage
Il  a  vécu  au  sein  d’une  famille  équilibrée,  savante,  conservatrice,  lettrée,
comprenant des enseignants et des juristes. Il a appris le coran dès l’âge de 12
ans, par cœur et avec les sept différentes manières.
Accès à la Qarawiyyine à Fès dès son jeune âge
Etudes  de  différentes  disciplines  par  différents  enseignants,  particulièrement:
Mohamed  Guennoune,  Abdelmalek  Alaoui  (dit  Darir,  c’est-à-dire  l’aveugle)  ;
Abdallah  Badraoui  ;  Lahbib  Daoudi  ;  Driss  Ammor  ;  Mohamed  Ben  Jaâfar
Kettani  ;  Ahmed  Ben  Mamoune  Belghiti  ;  Abdallah  Ben  Khadra  Slaoui  ;
Mohamed Ben Abdelkader Bensouda ; Brahim Ben Mohamed Lyazidi ; Lfatmi
Cherradi  ;  Abdelkrim  Ben  Larbi  Bennis  ;  Abdesslam  Ben  Hassan  Bennani  ;
Ahmed Bel Khayat ; Mohamed Ben Kacem Kadiri et d’autres modes de lecture,
par l’éducateur Mohamed Ben Lhachmi Laktami.
Ses caractéristiques lors de sa vie estudiantine
Une  assiduité  particulière,  un  amour  profond  pour  l’apprentissage,  une
intelligence spéciale et une réflexion et compréhension rapide. Ses enseignants
ont  témoigné de  sa  maîtrise  de  la  jurisprudence  et  du  Hadith  ainsi  que  de  sa
tendance littéraire, poétique et Soufie dès son jeune âge.
En rencontrant le Gnostique Sidi Ahmed Abdellaoui.
En  rencontrant  le  Gnostique  Sidi  Ahmed  Abdellaoui  ,  sa  vie  a  changé  et  son
caractère soufi s’est bien approfondi. Il s’est engagé dans la Tariqa Tijaniya dès
l’âge  de  21  ans  et  a  excellé  dans  la  rédaction  des  rapports  et  l’animation  des
séminaires et d’exposés sur le soufisme et les causeries religieuses. Son principal
initiateur (Moqaddem) de référence de la Tariqa est Sidi Ahmed Abdellaoui qui
a reçu son « Idzine » (autorisation authentique) du pôle Sidi Ali Tamassini, qui,
à son tour, a été initié directement par le Sheikh Sidi Ahmed Tijani, fondateur de
la  Tariqa.  Cette  occupation  du 3  ème  rang  de  l’initiation  tijanie  est  très
importante, ce qui est appelé la « séquence d’Or ». Il a été initié également à un
moindre  degré  «  Tabarrouk  »  par  différents  moqaddems,  dont  Sidi  Mohamed
Guennoune, Sidi Taïb Sefyani et Sidi Hamid Bennani.
Entre les années 1327 H et 1336 H
Entre les années 1327 H et 1336 H, il a occupé différents postes à l’époque du
Sultan Moulay Hafiz, comme adjoint du procureur du roi à Tanger, conseiller du
Pacha  à  Fès;  responsable  des  Habous  à  Fès,  etc…  Il  a  été  choisi  par  le  roi
Moulay Youssef pour représenter le Maroc en 1334 H à la cérémonie offerte par
le roi du Hijaz (SM Houssaïne Ben Ali) à l’occasion de l’indépendance de son
pays.
Entre les années 1337 H et 1363 H.
Entre  les  années  1337  H  et  1363  H,  il  a  occupé  le poste  de  juge  de  la  cour
musulmane à Oujda (1337-1340), El Jadida (1342-1347), Settat (1347-1363). A
Rabat, il a été membre de la cour suprême entre 1340 et 1342 de l’hégire.
En 1344 H.
En  1344  H  il  a  été  choisi  pour  représenter  le  Maroc  à  l’inauguration  de  la
mosquée de Paris ; il a alors donné la première causerie religieuse du vendredi
de cette mosquée et a écrit un rapport sur son excursion à Paris.
Mort à Marrakech.
Mort à Marrakech, le Samedi 22 Chaâbane 1363 H, 12 Août 1944 ; enterré au
Mausolée  El  Kadi  âyad,  suite  à  son  commandement  et  d’après  un  rêve  dans
lequel il a vu le lieu de son enterrement.
Parents.
Sa petite famille :
Son  père  est  Layachi  Ben  Abderrahman  Ben  Barnoussi  Ben  Mohamed  Ben
Ahmed Ben Hammou Skiredj, descendant du « Sahabi Hassane Ben tabet », le
poète du prophète.
Sa mère est Frouh Bent Abdelouheb Ben Mohamed Tazi.
Sa famille
Ses deux femmes.
Sidi Ahmed ben Lhaj Ayachi SKIREDJ a eu une seule épouse à la fois:
Sa première femme est lalla Fatma Benchekroun. Avec elle, il a eu son fils aîné,
Sidi Abdelkrim et sa fille, la plus jeune de ses trois enfants, lalla Miriam.
Sa deuxième femme est lalla Rquilla Skiredj, fille de son cousin Zoubaïr. Avec
elle, il a eu son deuxième fils, Sidi Mohamed. Il l’a épousée et divorcée durant
une courte période de deux ans. Puis il a repris sa première femme lalla fatma
Benchekroun.
Ses frères et sœurs.
Ses frères et sœurs : Il a un demi-frère maternel, Mohamed (fils de son oncle
Mohamed, frère de Layachi); un demi-frère paternel, Hammad (fils de Layachi
avec  sa  première  femme  lalla  Fatma  Filali);  deux  demi -sœurs  paternelles,
Khaddouj  et  Radia  (sœurs  germaines  de  Hammad);  trois  frères  germains,
Abdelouahab, Abdelkhalek et Abderrahman et deux sœurs germaines, Zineb et
Aïcha.  Son  demi-frère  maternel,  Lhaj  Mohamed  a  épousé  la  demi- sœur
paternelle  de  l’auteur,  Khaddouj,  pour  avoir  2  garçons,  Mohamed  et  Abdellah
(père  de  4  enfants dont  Ahmed,  auteur  du  présent  livre)  et  2  filles,  Rokia  et
Malika.
Séquence de ses maîtres initiateurs de la voie Tijanie : 8 Séquences
Séquence  1   (Autorisation  pour  la  pratique  de  la  voie  soufie  tijanie  et  pour
l’éducation  «  Moqaddem  »):  Autorisation  (Idzine)  donnée  par  Sidi  Ahmed
Abdellaoui  (mort  le  24  Ramadan  1328  H),  à  partir  de  Sidi  Ali Tamassini,
directement  du  Sheikh  Sidi  Ahmed Tijani, qu’Allah  soit  satisfait  de  lui.  Cette
séquence « intitulée séquence d’Or » est la plus considérée comme référence par
l’auteur (d’après sa publication « Bolough El Amani »).
Séquence  2  (Autorisation  pour  la  pratique  de  la  voie  soufie  tijanie  et  pour
l’éducation  «  Moqaddem  »  ;  le  20  Chawal  1334  H)  :  Autorisation  (Idzine)
donnée par Sidi Teyeb Sefyani Hassani Oudrhiri (mort le 26 Zoul Qâda, 1357
H), à partir de Sidi Houssein Ifrani, à partir de Sidi Mohamed Kensoussi (mort
le 28 Moharrem, 1294 H), à partir des 4 piliers de la Tariqa Tijaniya (qui ont été
initiés  directement  par  le  Sheikh  Sidi  Ahmed  Tijani),  à  savoir  :  Moulay
M’hamed Ben Abi En Nassr Alaoui Sijilmassi (mort en 1273 H); Sidi Mohamed
El Ghali Bou Taleb (mort à la Mecque en 1244H); Sidi Teyeb Sefyani Hassani
Oudrhiri « père » (mort le 6 Joumada thaani 1259 H) et Sidi Abelouahab Bel
Lahmer Gharnati Andaloussi (mort le 2 Ramadan 1269).
Séquence 3 (Autorisation « intitulée absolue » pour la pratique de la voie soufie
tijanie, pour l’éducation « Moqaddem » sans limitation de nombre de disciples à
autoriser « Takdim »; le 8 Zoul Hidja, 1324 H) : Autorisation (Idzine) donnée
par Sidi Mahmoud Tijani (mort le 14 Moharrem 1353 H), à partir de son père
Sidi Mohamed Bachir Tijani, à partir de Sidi Mohamed Saghir, fils de sidi haj
ali TAMACINI, à partir de son père, à partir du Sheikh Sidi Ahmed Tijani. Une
telle  autorisation  absolue  est  très  rare  ;  elle  est  qualifiée  du  «  Soufre  rouge  »
pour sa rareté et sa grande importance.
Séquence 4 (Autorisation « absolue » pour la pratique de la voie soufie tijanie,
pour l’éducation « Moqaddem » et tous les secrets de la tariqa, sans limitation de
nombre de disciples à autoriser « Takdim ») : Autorisation (Idzine) donnée par
Sidi  Mohamed  El  Kébir  Tijani  (mort  en  1350  H),  à  partir  de  son  père  Sidi
Mohamed  Bachir  Tijani,  à  partir  de  Sidi  Mohamed  El  Habib  Tijani,  fils  du
Sheikh Sidi Ahmed Tijani.
Séquence 5 (Autorisation « absolue » pour la pratique de la voie soufie tijanie,
pour l’éducation « Moqaddem » et tous les secrets de la tariqa, sans limitation de
nombre de disciples à autoriser « Takdim ») : Autorisation (Idzine) donnée par
Sidi Hamid Bennani (mort le 11 Safar 1327 H), à partir de l’érudit Sidi Allal el
Fassi  (descendant  de  l’érudit  Sidi  Abdelkader  El  Fassi,  mort  le  Vendredi  12
Joumada  Awal,  1314  H),  à  partir  de  Sidi  Bouazza  Berrada  (fils  de  l’érudit
Khalifa Sidi Ali Harazem), à partir de Sidi Ali Tamassini, à partir du Sheikh Sidi
Ahmed Tijani directement.
Séquence  6   (Première  autorisation  de  l’auteur  pour  la voie  soufie  tijanie  ;  en
1316  H,  à  l’âge  de  21  ans)  :  Simple  autorisation  (Idzine)  donnée  par  Sidi
Abdemalek Alaoui Darir (mort le 16 Joumada Thaani ; 1318 H).
sSéquence  7   (Autorisation  pour  la  voie  soufie  tijanie):  Simple  autorisation
(Idzne) donnée par Sidi Mohamed Ben Mohamed Ben Abdesslam Guennoune
(mort le Vendredi 28 Chaâbane, 1326 H).
Séquence  8   (Autorisation  pour  la  voie  soufie  tijanie)  :  Simple  autorisation
(Idzne)  donnée  par  Sidi  Abdelkarim  Bel  Larbi  Bennis  (mort  le  Lundi  1  er
Joumada I, 1350 H) et d’autres de ses enseignants.
Contenu de son autorisation authentique de la Tariqa Tijaniya par l’érudit Sidi
Ahmed Abdellaoui, que la satisfaction d’Allah soit sur lui.
L’autorisation authentique.
Au nom d’Allah, le clément et le miséricordieux. Que la paix d’Allah soit sur son
prophète,  Seydina  Mohamed  ainsi  que  sur  ses  proches  et  ses  compagnons.
Louange à Dieu. Que la gloire soit sur lui. Que puissante soit sa perfection et
sanctifiés  soient  ses  qualités  et  attributs.  Je  prie  Allah  qu’il  salue  seydina
Mohamed, ses proches et ses compagnons.
Par ailleurs, je dis, moi qui suis un pauvre serviteur d’Allah qui est digne d’éloge
et de fortune, Ahmed Ben Mohamed El Abdellaoui, serviteur du Tijani, qu’Allah
le traite de sa grâce, bonté et hospitalité dans l es deux demeures, je donne ma
permission et mon autorisation à mon fils, Monsieur Ahmed Ben Lhaj Layachi
Skiredj pour  l’enseignement  de  la  Tariqa  de  notre  pôle  Tijani,  consistant  au  «
Wird cherif connu », arrangé par les soins du seigneur de l’Univers, que le salut
d’Allah soit sur lui, composé de « Astaghfirou Allah » cent fois (Je demande le
pardon d’Allah), « Salat el Fatihi » cent fois (le salut du prophète selon le mode
Fatihi), « La ilaha illa Allah » cent fois (Il n’y a de divinité qu’Allah). Ce « Wird
» est obligatoire dans la voie Tijania Mohamedienne, à citer matin et soir.
La  Tariqa  c’est  aussi  la  «  Wazifa  cherifa  »  qui  consiste  à  citer  trente  fois  «
Astaghfirou Allah Lâzime el ladzi la ilaha illa houa Lhayyou L’qayyoum » (je
demande  le  pardon  d’Allah  dont  la  divinité  n’appartient  qu’à  lui,  le  vivant,
l’édificateur), la « Salat el Fatihi » cinquante fois, « La ilaha illa Allah » (Il n’y a
de divinité qu’Allah) cent fois et la « Salat Jawharat el Kamal » (la perle de la
perfection) douze fois. La « Wazifa » peut être citée une fois par jour, après la
prière d’« El Asr » ; s’il est possible de la citer matin et soir, c’est mieux. Elle
peut  être  dispensée  collectivement  ;  c’est  une  de  ses  conditions  s’il  y  a  des
disciples dans les environs ; sinon, elle sera citée individuellement. La troisième
obligation de la Tariqa est la « Haylala » qui doit être citée collectivement en cas
de  disponibilité  de  disciples  dans  les  lieux,  sinon  elle  sera  aussi  citée
individuellement,  en  fixant  un  nombre  déterminé,  de mille  à  mille  deux  cents
fois, chaque Vendredi, entre « El Asr » et la « Maghreb » (coucher du soleil).
Fin de citation à mon fils Sidi Mohamed qui en est témoin, que Dieu le protège,
et  qui  a  écrit  cette  permission  à  notre  fils  ascète  Sidi  Ahmed,  qu’Allah lui
accorde  son profit  et  le rend profitable  aussi  à ses disciples ;  Allah est  maître
absolu et capable ; que son salut soit sur son prophète seydina Mohamed et ses
proches. Fin de l’autorisation.
Signé : Le serviteur de son seigneur, Ahmed El Abdellaoui, Qu’Allah l’assiste.

Ses disciples.
Parmi  ses  innombrables  disciples,  on  peut  citer:  Le  sultan  Moulay  Hafidz
Alaloui  ;  l’érudit  El  Hafiz  El  Messri  ;  Ahmed  Ben  Housseine  Douirani  ;
Mohamed  Mghara  ;  Mouâouia  Tmimi  Tounssi  ;  Lhaj  Malik  Sy,  le  gnostique
khalifa  Sheikh Ibrahim  Niass  Kaolack et  ses  frères  Mohamed  Khalifa  et
Mohamed Zineb.

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اَلَّلهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ الْفَاتِحِ لِمَا أُغْلِقَ وَالْخَاتِمِ لِمَا سَبَقَ نَاصِرِ الْحَقِّ بِالْحَقِّ وَالْهَادِى إِلَى صِرَاطِكَ الْمُسْتَقِيمِ وَعَلَى آلِهِ حَقَّ قَدرِهِ وَمِقْدَارِهِ الْعَظِيمبِسْمِ اللهِ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيْمِ