Le Pôle parfait et le secours excellent, détenteur des prodiges abondants et des mérites courants de cette communauté, pleine lune du bonheur qui a illuminé les obscurités et le soleil de la guidée, Abou-l-Hassan Seïdina El Hajj ‘Ali ibn Seïdina Hajj’Aïssa Tamacini (qu’Allah l’agrée). Il faisait partie de l’élite des élites parmi les compagnons de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret).  Il  avait  atteint  des  degrés  immenses,  dont  Seïdina  Ahmed  Tidjani  (qu’Allah  sanctifie  son précieux  secret) témoigna.  Ce  majestueux  compagnon  est  un  Chérif  Hassanite,  sa  famille  était originaire  de  Yanbou’  en  Arabie  et  ce  fut  l’un  de  ses  aïeuls,  en  provenance  de  la  région  de Sejelmassa (au Sud du Maroc), qui s’installa avec sa famille dans l’oasis de Tamacine, dans le Sudest algérien. Il y naquit en 1180 de l’Hégire (1766apr. J.-C.) et y vécu avec sa famille. Son premier contact avec Seïdina Ahmed Tidjani se déroula par l’intermédiaire de Sidi Mohamed ibn Mechri et selon les circonstances suivantes : Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret)confia à ce dernier un dépôt en lui ordonnant de ne le donner qu’à celui qui le lui réclamera. Sidi Mohamed Ibn Mechri  (qu’Allah l’agrée)se dirigea vers les gens de sa tribu d’origine, car peut-être trouverait-il auprès d’eux, celui qui obtiendrait ce bien, mais il ne rencontra point celui qui fut destiné à recevoir le dépôt. Il se dirigea alors vers une autre région, puis vers Tamacine où il fit la rencontre de Sidi Hajj ‘Ali qui sortait de son jardin. Sidi Hajj ‘Ali le salua et lui proposa de l’héberger pour son séjour puis ils se  donnèrent  rendez-vous  à  la  mosquée  après  la  prière  du  ‘Icha.  Après  ladite  prière,  ils  se dirigèrent  vers  la  demeure  de  Sidi  Hajj  ‘Ali  et  ils dînèrent  ensemble.  Par  la  suite,  ce  dernier réclama à son hôte le dépôt que lui avait confié legrand Cheikh  (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Sidi Mohammed ibn Mechri  (qu’Allah l’agrée), qui ne l’avait jamais rencontré auparavant, rebuta à le lui donner pensant qu’il ne serait pas  apte à supporter un tel secret, mais face à la bienveillance et l’insistance de Sidi Hajj ‘Ali, ilsut clairement qu’il était bel et bien celui qui devait recevoir le dépôt et il le lui donna en disant :  « Pas de privation pour celui à qui Allah octroie ». Cela se déroula en l’an 1203 H alors qu’il était âgé de 23 ans. Plus  tard,  il  rencontra  le  compagnon  Sidi  Mohamed  Sassi  (qu’Allah  l’agrée) avec  un  groupe  de disciples venant de Guemar, en route pour ‘Aïn Madhi. Ils s’arrêtèrent à proximité de Tamacine, Sidi Hajj ‘Ali fit leur connaissance et s’occupa d’eux. Il leur déclara aussi que l’année prochaine, il les accompagnerait à son tour lors de cette visite.L’année en question, il attendit le groupe de la ville de Guemar qui devait se rendre auprès de Seïdina  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)pour l’Aïd-el-Adha et il les accompagna. Lorsqu’ils arrivèrent auprès de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret), Sidi ‘Ali se colla à son épaule et Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret)le recouvrit d’une partie de son vêtement et le fit asseoir à ses côtés, ce fut en l’an 1204 de  l’Hégire. L’amour pour Seïdina  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)s’empara entièrement de Sidi Hajj ‘Ali, au point qu’il se sentait incapable de retourner chez lui en laissant son maître, et lorsque ses compagnons de voyage lui rappelèrent sa famille  et  ses  enfants,  il  répondit :  « Ils  sont  sous  sa  surveillance  et  il  est  au  courant  de  leur situation ». Il tint compagnie à Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret)de longues années ne se rendant à Tamacine que comme un invité à la période de la récolte des dattes, ensuite il retournait auprès de Site officiel de la voie Tidjaniya – http://www.tidjaniya.com Seïdina  (qu’Allah  sanctifie  son  précieux  secret)  et  ainsi  jusqu’au  moment  où  il  a  atteint  la  station qu’Allah avait choisie pour lui. Puis  Seïdina  (qu’Allah  sanctifie  son  précieux  secret) lui  ordonna  de  retourner  à  Tamacine  en  lui disant : « Lorsque tu retourneras en paix à Tamacine, affaire-toi à élargir ta maison et prépare-toi un endroit pour la prière et le Dhikr. Consacre aussi des endroits pour la réception des visiteurs et multiplie la construction de bâtiments, car certes tu vas atteindre un objectif jusqu’au point où les gens vont venir te visiter de toutes les contrées, et ne craint point du Détenteur du Trône qu’Il ne restreigne, cherche l’aide d’Allah en cela ». Seïdina Ahmed Tidjani  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)quant à lui, s’exila avec sa famille jusqu’à Fès en compagnie de Sidi Ali Harazim en passant par le village de Figuig. Depuis son installation à Fès, Sidi Hajj Ali Tamacini se rendit environ quatorze fois auprès de lui. Lorsqu’il  visitait  Seïdina  Ahmed  Tidjani  (qu’Allah  sanctifie  son  précieux  secret)  à  Fès,  celui-ci  le faisait  passer  devant  pour  diriger  la  prière,  et  ce,  malgré  la  présence  d’une  grande  quantité  de savants et de méritants. Une fois, pendant la prière, quelque chose le troubla et quelqu’un demanda à Seïdina  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)si, à cause de cela, la prière était valide selon  la loi (Chari’a) et Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret)lui répondit :  « Cet homme a le Fath (l’ouverture spirituelle) et la prière derrière quelqu’un qui a le Fath est acceptée ».Cela est une attestation suffisante de Seïdina Ahmed Tidjani  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)qui met l’accent sur la grande valeur de notre personnage. Une fois, le serviteur de Seïdina Ahmed Tidjani  (qu’Allah sanctifie son précieux secret), Sidi Taïeb Ibn Mohamed Sefiani  (qu’Allah l’agrée), qui s’occupait des dépenses de la maison et des besoins, fut  interrogé  au  sujet  d’une  de  ses  servantes  qui  était  malade,  il  lui  demanda :  « Lui  avez-vous acheté un médicament ? » Il lui répondit :  « Nous lui avons acheté quelques médicaments, mais ils n’ont eût aucun effet sur elle, mais peut-être ce qui serait le mieux c’est de lui faire la Roqiyya » Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret)dit alors : « Qui pourrait lui faire ? »Et il ajouta : « Je ne vois pour cela que Sidi Hajj Tamacini, s’il est présent ». Sidi Taïeb (qu’Allah l’agrée)lui dit :  « J’aurais voulu que tu l’autorises à moi-même, ô Mon maître ! Car tu ne l’autorises qu’à Sidi Hajj ‘Ali Tamacini ». Il n’accepta pas et répéta sans cesse : « Et qui est comme Sidi Hajj ‘Ali, ô Untel ! ».Et il le blâma en le répétant sans arrêt jusqu’à ce qu’il eut préféré ne jamais l’avoir dit. Parmi les habitudes de Sidi Hajj ‘Ali Tamacini (qu’Allah l’agrée),il y avait, qu’après l’installation de Seïdina  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)dans la ville de Fès, il venait le visiter par le  prodige « du pas » (c’est-à-dire qu’avec un pas il se déplaçait dans l’endroit souhaité). Mais, Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret)lui défendit d’agir de la sorte en lui disant :  « Si tu es venu me voir pour Allah, tu dois venir en agissant  tel le commun des gens avec des chaussures, une  canne  et  une  escorte,  tu  goûtes  à tout  ce  que  ressentent  les  autres  comme  soif,  fatigue  et peur ». Certains des compagnons particuliers de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret)ont raconté qu’un jour Seïdina Ahmed Tidjani  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)fit la prière du ‘Asr et la Site officiel de la voie Tidjaniya – http://www.tidjaniya.com dirigeait devant un groupe de quatre-vingts compagnons, quand ils eurent fini l’office et qu’il fit face à ses compagnons, ils ne s’étaient pas rendu compte de la présence d’une rafle de dattes. Ils  ont  alors  regardé  Seïdina  (qu’Allah  sanctifie  son  précieux  secret),  stupéfaits  de  l’apparition soudaine et miraculeuse de ces dattes. Quand Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret)vu leur état, il leur dit :  « Cela est l’acte de tel homme »et l’a qualifié de pitre ou quelque chose de ce genre tout en le nommant. Par la suite, quand Seïdina  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)rencontra Sidi Hajj ‘Ali Tamacini (qu’Allah  l’agrée), il  lui  cita  ce  qui  fut  arrivé  et  lui  demanda :  « Qu’est-ce  qui  t’a  poussé  à  faire cela ? » Il répondit : « Ô mon maître ! Excusez-moi, j’étais à ce moment-là dans mon champ. Les ouvriers étaient en train de cueillir des dattes et voilà que j’ai vu cette tige, elle me plut et j’ai eu envie qu’elle vous parvienne dans le même état. Ceci m’a  poussé à la jeter et à prononcer des paroles secrètes pour qu’elle descende entre vos mains »  Seïdina  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)le réprimanda pour cela, et lui défendit de refaire des choses semblables. Il assista au décès de Seïdina  (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Il lui rendit sa dernière visite trois jours avant, où il lui fit ses adieux et reçut la lieutenance (khilafat) directement de lui, le  lui écrivant de sa main bénie, ainsi que ses recommandations concernant ses enfants et l’ensemble des  gens  de  la  voie.  Il  lui  assura,  ce  jour-là,  que le  lendemain,  il  devrait  sortir  de  Fès  pour  sa destination  sans  attendre  (sa  destination  serait  le mont  Zabib  afin  d’acheter  pour  Cheikh  un cheval Fêsi- mais en fait, comme à son habitude, cefut une allusion cachée que Seïdina  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)lui fit et il le comprit). Sidi Hajj Ali en fut ému et lui dit : « Je suis ton serviteur, et je me suis lié à ta compagnie, je ne puis supporter d’être séparé de toi, car ce discours est imposant et terrible, il me brise le cœur ». Il s’effondra en pleurs devant Seïdina Ahmed Tidjani  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)qui lui dit :  « Pourquoi  pleures-tu ? Cette  sentence  est  inévitable,  impossible  d’y  échapper  pour  les créatures, sois patient et ta patience n’est que par Allah, et sois un homme fort en toi-même. Je t’ai  placé  comme  mon  lieutenant  et  mon  remplaçant,  je  te  fais  hériter  de  mon  secret,  je  t’ai délégué mes recommandations pour mes enfants, mes épouses, mes serviteurs, mes compagnons et mes aimés parmi les gens de la voie. Notre Seigneur sera ton soutien en cela, qu’Il soit Glorifié et Exalté. » Il lui dit aussi : « Notre affaire (Tariqa) se donne (transmet) de vivant à vivant et tu es mon  lieutenant  pour  elle  après  moi. » Ceux  qui  ont  assisté  à  ses  recommandations  sont  Sidi Mahmoud Tounsi, Sidi Ahmed ibn Souleïman Taghzouti et Sidi Tahar ibn AbdeSaddaq  (qu’Allah les agrée). À la mort de Seïdina Ahmed Tidjani  (qu’Allah sanctifie son précieux secret)sont apparus sur Sidi Hajj ‘Ali Tamacini  (qu’Allah l’agrée), les signes du grand Fath en lesquels, on ne trouvait rien de pareil. Les gens ont commencé à venir de toutes lescontrées pour prendre la Baraka de la Tariqa à travers lui. Une fois, deux cents personnes affiliées à lui, tous venants de contrées éloignées, ont coïncidé  dans  leur  venue  pour  demander  le  Taqdim  (titre  de  Mouqadem  permettant  la transmission de l’autorisation pour la Tariqa), afin de pouvoir conférer les oraisons. Sidi  Hajj  ‘Ali  Tamacini  (qu’Allah  l’agrée) avait  une  très  grande  science  du  dévoilement (Moukachafa) qu’il gérait comme il désirait. Il voyait souvent le Prophète  (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). On raconte à ce sujet, une discussion qu’il eut sur le thème de la vision du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)par les Wali. Site officiel de la voie Tidjaniya – http://www.tidjaniya.com Un jour, il était en train d’évoquer Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté)auprès de certains frères et il dit :  « Ô untel ! De ceux qui sont présents avec toi à notre époque, ils ne font rien, que ce soit quelque chose de grand ou de petit, sans la permission du Prophète  (que la prière et la paix d’Allah soient  sur  lui) par  dévoilement  et  vision,  même  pour  aller  se  coucher,  ils  ne  le  font  qu’après permission du Prophète  (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) »et quiconque l’a entendu a compris que cette personne-là n’était autre que lui-même. Sidi Abdelaoui  (qu’Allah l’agrée)a rapporté qu’un voyageur, qui avait trois bagages, accompagnait une caravane. Or à l’époque, le gouverneur percevait pour chaque bagage un riyal et il n’avait pas d’argent pour ses trois bagages. Il se mit à penserà Sidi Hajj ‘Ali Tamacini  (qu’Allah  l’agrée)et demanda à Allah  (qu’Il soit Glorifié et Exalté), par l’intercession de la valeur que ce dernier avait auprès de Lui, la sûreté et la paix contre tout ce qui pourrait survenir comme obstacle. Il partit avec la caravane, tout le monde paya son  dû sauf lui qui passa au travers sans rien payer et personne ne lui demanda quoi que ce soit, au contraire Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté)le voila au regard des gens. Quand cette histoire arriva auprès de Sidi Hajj ‘Ali Tamacini  (qu’Allah l’agrée), il lui demanda :  « Ô untel ! Est-ce que les gens ont payé les riyalsaux Français ? »  II répondit : « Oui mon maître, sauf moi, car Allah m’a voilé à leurs yeux avec la Baraka de ta valeur chez Lui». Sidi Hajj ‘Ali Tamacini (qu’Allah l’agrée)n’entreprenait rien sans demander l’avis de Seïdina Ahmed Tidjani  (qu’Allah sanctifie son précieux secret), il a certifié qu’il était le Pôle après Seïdina  (qu’Allah l’agrée)et il était célèbre pour cela à l’époque. Sidi Abdelaoui  (qu’Allah l’agrée)a raconté qu’une fois, il se trouvait auprès de Sidi ‘Ali Tamacini (qu’Allah  l’agrée),et il désirait lui demander le Taqdim pour pouvoirtransmettre le noble Wird. L’intention  lui  traversa  l’esprit  et  il  raconte :  « De  l’instant  où  cette  intention  passa  dans  mon esprit, Sidi ‘Ali Tamacini se retourna vers moi et  me dit : « Tu es autorisé à donner la Tariqa à toute personne qui la demande ». J’ai remercié Allah pour cette grâce immense et ainsi il dévoilait ce qui était caché » Il est décédé en 1260 de l’Hégire, il fut enterré dans sa ville Tamacine (sud-est Algérien) et sa tombe ne cesse d’être irriguée de miséricorde à tout instant. Telle était la vie d’un homme aux multiples grâces.
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اَلَّلهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ الْفَاتِحِ لِمَا أُغْلِقَ وَالْخَاتِمِ لِمَا سَبَقَ نَاصِرِ الْحَقِّ بِالْحَقِّ وَالْهَادِى إِلَى صِرَاطِكَ الْمُسْتَقِيمِ وَعَلَى آلِهِ حَقَّ قَدرِهِ وَمِقْدَارِهِ الْعَظِيمبِسْمِ اللهِ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيْمِ