Jawahirou raça-il : waçaya lettre n°5

CINQUIÈME LETTRE DES EXHORTATIONS

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux, louanges à Allah maître de l’univers, le Clément, le Miséricordieux maître du jour du jugement.

Ceci dit:
Vers nos sympathisants hommes et femmes, nos disciples et nos purs amis de Médinatou Fass; de chez notre ami affectueux et disciple véridique, le connaissant éteint en l’amour de Dieu et de son prophète, en Cheikh et ses secrets, le Mouqaddam dans la voie Tidjane; creuset des secrets du Seigneur, tenant d’une autorisation parfaite et particulière parmi sa communauté, ce à quoi sous tendent les concurrents, El Hadji Saloum.
Assalâmou ‘Aleykoum Wa Rahmatoullahi Ta’alâ Wa Barakâtouhou
Par l’inspiration de notre guide, At-Tidjânî.
Par suite d’une grande humilité envers Allah le très haut, je prie le Seigneur pour moi même et aussi pour vous. Qu’Allah nous oriente vers tout ce qu’il aime et agrée. Qu’il nous donne à vous et à nous, la félicité des deux demeures. Je vous exhorte comme à moi même, la crainte de Dieu dans ce qui est apparent et caché. Et c’est bien elle, le secret des secrets, lequel est d’accomplir les prescriptions et d’abandonner les interdits dans l’extérieur et l’intérieur: « Ô les croyants! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement ». Les Femmes: 59
Les prescriptions majeures sont les Cinq prières, en communauté, avec la pureté rituelle par l’ablution en cas de non-empêchement. Ainsi aussi, le fait de se réunir pour la Wazifa avec les confrères, car l’assemblée est une condition à sa pratique. Quiconque l’abandonne ou alors cesse de la faire en communauté est détaché de la voie, ce contre quoi, nous nous réfugions en Dieu.
Dans le même contexte, la vivification de tous les instants par la récitation de la prière de l’ouverture, (salâtoul fâtihi) doit être fréquente, surtout la nuit et plus particulièrement, dans la dernière partie de celle-ci.
Il est tombé qu’en toute nuit, existe une heure où les prières sont exaucées et cette heure est dissimulée dans la nuit. J’ai tout lieu de penser qu’il s’agit de la dernière partie de la nuit. Il vous est donc recommandé de vivifier vos instants dans la récitation des noms de Dieu, le puissant, le vénéré.
Il vous est recommandé de participer aux réunions de zikr, surtout si des grands s’y trouvent car, celui qui s’assied en leur compagnie ne se perdra jamais. Allah le très haut a dit: « Ô croyants ! Invoquez souvent le Nom de Dieu ! »
Et je vous garantis alors d’accéder à l’ultime abondance, et même si chacun de vous possédait mille langues et que chaque langue louât Dieu, dans l’apparent et le caché, nuit et jour, elles n’atteindraient pour autant pas l’ultime abondance de Dieu, à fortiori la dépasser. Tout en ce monde est blâmable, sauf le zikr et les gens du zikr. Ne vous tournez jamais vers les paroles des ennemis de la religion qui fuient le zikr, car ils sont chassés en tout, ce dont nous supplions Allah de nous préserver.
Il est obligatoire pour quiconque est saint d’esprit et compatissant en lui même et pour sa religion, de fuir loin d’eux, comme il fuirait loin d’un lion. Celui qu’Allah chasse n’aura aucune rétribution, et en fait, la malédiction est beaucoup plus proche de lui que la félicité. Il est de votre devoir d’écouter et de suivre vos guides spirituels, lorsqu’ils vous conseillent le bien et vous interdisent le mal, pour Dieu, avec Dieu.
Soyez pour Dieu, et Dieu sera pour vous; soyez en Dieu et Dieu sera en vous, ceci constituant bien deux garanties pour vous contre toute perdition. Allah est si majestueux et si haut qu’il n’anéantit rien, et il est si haut qu’il se situe au delà de la plus grande hauteur. Que celui qui demande secours le demande à Dieu. Que celui qui convoite, convoite quelque chose provenant de Dieu. Je jure, par Allah, que quiconque autre qu’Allah ne possède rien, en apparence ou en cachette, dans les deux demeures. Sache qu’Allah dirige toutes les créatures, par ces temps, vers la perdition dont ne réchappera nul autre que celui qui possède l’amour de notre maître, Cheikh Al Khatmi Tidjâni. Et il ne pourra alors manquer d’être un connaissant d’Allah, avec la garantie du prophète, (saw).
Sachez o mes frères, que le croyant est à l’image du mur, par rapport à un autre croyant. Le croyant est le frère du croyant et ce qui les unit est Dieu, son prophète et les croyants. Ne vous désunissez donc pas et ne vous tournez pas le dos les uns des autres, ne vous sous estimez pas, ne vous méprisez pas, ne vous montrez pas de méchanceté, témoignez de la fidélité à Dieu , ne médisez pas entre vous et surtout, les disciples de notre maître, Cheikh Ahmad At Tidjani.
Notre maître, Cheikh Ahmad At-Tidjâni dit et affirme: «Il nous est décerné une station élevée et si haute, qu’il est interdit de la mentionner ou divulguer et dont, si je parlais, les hommes de vérité ainsi que les connaissants, s’accorderaient pour me mettre à mort, à fortiori, d’autres qu’eux. Fait partie de ces stations, celle-ci que, quiconque s’oppose aux méditations de nos disciples ou tente de les dénaturer, verra la malédiction s’abattre sur lui.»
Il a dit: «J’exhorte n’importe quel Mouqaddam d’étendre le drap de l’intimité, sur tous ceux qui sont fautifs, et de pardonner aux disciples tout égarement, voire, si la fournaise de la discorde s’embrase entre eux, de s’empresser de l’éteindre. Il vous est obligatoire de suivre vos maîtres spirituels, chaque fois qu’ils vous conseillent d’agir en bien, ou alors qu’ils intercèdent, de même, entre vous. Et qu’il prenne garde, en cela de ce qui regarde les choses de ce monde, et il ne regardera pas du côté de ce qu’ils tiennent en leurs mains, sachant qu’Allah seul est à même de donner, et que lui seul est capable de restriction, que c’est lui, uniquement qui rabaisse et élève…» jusqu’à la fin de son propos, (ra).
Je salue notre ami, le connaissant El Hadji Mou’âz, et ceux qui se trouvent en dessous de lui parmi les confrères. Je vous recommande le porteur de cette lettre et je demande à Dieu le très haut, l’agrément de nos affaires et des vôtres et de toutes nos aspirations; qu’il nous accorde d’être satisfait de nos dévotions tout comme de nous maintenir dans la pratique des prescriptions divines. Qu’Allah nous accorde sa grâce, ainsi qu’à vous même, car c’est lui qui accorde sa grâce aux justes. Qu’il nous fasse mourir avec l’amour du pôle, (qoutb) Tidjâni, et nous ressuscite parmi sa communauté, de la résurrection des prophètes et des envoyés, dans le voisinage de la meilleure des créatures, Seydina Mouhammad, (saw) au plus haut des paradis, (Illiyîna) en une place véridique, auprès du tout déterminant.

Écrite par Aliou Cissé, sous la dictée du maître, As-Cheikh Ibrahim Ibn El Hadji Abdallah At-Tidjani, en l’an 1350 de l’hégire, à Kôssi.

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Jawahirou raça-il : waçaya lettre n°4

QUATRIÈME LETTRE DES EXHORTATIONS

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux, louanges à Dieu, seigneur des mondes, maître du jour du jugement.

Ceci dit:
Salutations complètes et chaleureuses, partant du scribe, un serviteur se suffisant à son seigneur Allah le très haut, hors de tout autre que lui, Ibrahima, fils de El Hadji Abdallah Tidjani, (ra) vers mon ami et véridique disciple de mon père; Al Hassan Ndiaye.
Son motif, sache que je t’exhorte pour Dieu et par Dieu. Sache donc que toi et un autre que toi même; tout serviteur de Dieu et disciple de Cheikh Ahmad At-Tidjani, qu’Allah, en sa loi fondamentale, a décrété que le ruissellement de cette Fayda de la voie Tidjane est exclusivement entre les mains de son maître, (ra). Il en est le précurseur et l’a disséminée comme bon lui semble, sur l’instigation du tout puissant, du contraignant.
Cette Fayda débordera en effet, sur tous les lieux, par la force d’Allah et sa puissance, et personne n’est à même de la contrer, et absolument rien ne saurait l’occulter, et elle ne cessera jamais de s’épandre et de se propager, jusqu’aux confins des lieux les plus reculés où résident des Tidjanes.
Allah le très haut a éprouvé quelques uns des guides spirituels et des dirigeants, par l’usage de certaines intrigues visant à appeler vers le mensonge, dans le but d’éteindre la lumière divine. Toutefois, Allah refuse et sa lumière s’étendra partout. Quant à toi mon ami de la tendre enfance, telle est la raison pour laquelle je t’adresse cette lettre, afin de te mettre en garde de jonction à ceux qui œuvrent à l’extinction de la lumière divine. Je le fais par pure compassion à ton égard, et non pour le simple désir d’épandre la Fayda, car elle s’étendra par la volonté d’Allah et sa Toute Puissance et vouloir l’occulter, ne la fera que de plus en plus apparaître. Celui ayant désir de chasser le peuple de la Fayda ou du maître de la Fayda ne se fera, en fin de compte, que fuir des gens lui même, et non la Fayda. Observe, par les yeux de ton cœur, la preuve de ce que j’avance.
Ce qui, de ta part serait remarquable, est de t’immerger, au point d’être à l’image de ceux à propos desquels l’auteur de Mounyatou s’exprime disant: « Un peuple existe bien, dont quiconque fait partie, accédera au salut ».
A faire, donc, et dans le cas contraire, assieds toi en ton affaire, inactif, et sache que rien n’existe dans le règne de Dieu, qu’il n’ait décrété, et que celui dont le désir embrasse quelque chose allant à l’encontre du sien, s’affaissera. Sache donc que je t’exhorte à la crainte de Dieu, comme je m’exhorte à moi même dans l’extérieur et l’intérieur, ainsi qu’à la conformation avec les hommes de Dieu, par l’amour et la jonction dans le compagnonnage, pour que te parviennent les dons d’Allah.
Ne prétends jamais ce que tu n’es pas, et ne le prétends pas pour autrui. Allah le très haut a dit: « Et ne convoites pas ce dont tu n’as aucune connaissance. » Le Voyage nocturne 36
Que celui qui recherche la puissance dans les deux demeures, sache que la puissance est pour Allah uniquement.
L’amour envers Dieu, s’illustre par l’amour envers les hommes de Dieu et ce sont les connaissants de Dieu. Ton voisin-ci, El Hadji Mouhammad Zeynabou est un connaissant en dehors duquel je ne connais, de sa génération, pas d’autre connaissant. Soit en sa compagnie pour Dieu et avec Dieu et tu en bénéficiera, comme tes disciples aussi bénéficieront de vous tous, sans que rien ne puisse plus te nuire, en ce monde-ci et dans l’autre. Si toutefois, tu t’en abstiens, il n’y aura aucune nuisance de cela pour Dieu. Et tu saurais alors, que c’est seulement de l’affection que je te porte et rien d’autre, car je ne convoites, aujourd’hui, moi même, rien.
Allah, en toutes nos paroles, est soutien. Que la paix soit avec vous tous, et particulièrement sur l’homonyme de mon père et aussi, ses frères.
Écrite par Ibrahima Ibn El Hadji Abdallah At-Tidjani, (ra) en l’an 1349 de l’hégire, à Kossi.

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Jawahirou raça-il : waçaya lettre n°2

 

DEUXIÈME LETTRE DES EXHORTATIONS

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux, que la prière d’Allah soit sur le Prophète Mouhammad, ainsi que sa protection.

Je rends grâces à Dieu qui a fait de la proximité de ses saints, miséricorde et bénédiction. Les aimer, les honorer et pratiquer leurs enseignements est effectivement utilité et salut. Que les deux salutations soient sur le maître des deux univers, qui a dit: «L’islam est fondé sur Cinq piliers: Les deux professions de foi, la prière rituelle, le jeûne, l’aumône, et le pèlerinage à la Mecque, pour celui qui le peut, une fois.»
Qu’Allah soit pleinement satisfait du vicaire épandu du prophète qui a dit: «Si vous entendez une parole provenant de moi sur quelque sujet que ce soit, pesez-la à la balance de la loi révélée (Charia) et pratiquez-la si elle en est conforme; sinon la rejeter.»
Ceci dit:
Cette lettre part du rédacteur dont le nom se trouve à la fin de son texte, vers l’ensemble de tous ceux qui me témoignent de l’affection, à Thiamène, chez notre frère Ahmadou Korko et Aboubacar Bitèye, son frère Mouhammad, notre ami Ndiaga Thiam et Mouhamadou Maty, Mouhamadou Madjiguène, et d’autres qu’eux.
Je salue chacun d’eux, en son nom et en sa personne, de manière générale ou particulière, ceux qui sont parents et ceux qui ne le sont pas, Assalamou Alaykoum Wa Rahmatoul-Lâhi Ta’alâ Wa Barakâtouhou.
Salutations provenant de notre source spirituelle, notre maître Tidjânî, et nous prions quelque chose provenant d’Allah, glorifié soit-il; qu’il accomplisse et facilite nos affaires et les vôtres, nos aspirations et les vôtres et qu’il nous accorde, ainsi qu’à vous, le goût de la foi en Dieu et la véridicité dans l’adoration, en plus de l’exécution des prescriptions divines. Qu’Allah nous inscrive dans le registre de ses amis et de ses saints. Qu’Allah s’approprie nos affaires, lui qui s’approprie les affaires des justes.
Ceci dit:
Quelqu’un m’est venu de parmi vous, notre véridique affectueux, Aboubacar Diagne, qu’Allah nous attribue et à vous la félicité.
Je vous exhorte comme je m’exhorte moi même, ce qu’Allah avait prescrit aux peuples avant vous comme à vous; la crainte en Dieu, dans l’apparent et le caché. La crainte en Dieu est la pratique des recommandations et l’abandon des interdits. Les meilleures recommandations consistent à s’acquitter des prières rituelles en assemblée à leurs heures d’élection, avec l’observation rigoureuse de la pureté légale au moyen de l’eau. Il est en effet très étonnant de la part de celui qui se réclame de Dieu et de notre guide Tidjânî, qu’il néglige sa prière ou sa pureté rituelle par l’ablution et qu’il use de la substitution par le sable (tayammoum) pour faire ses prières sous prétexte d’un empêchement. L’empêchement n’est pas permanent et ne concerne jamais tout le monde; et c’est de Dieu que nous venons et c’est vers lui que se fera le retour ! (Fa Innâ Lil-Lâhi Wa Innâ Ilayhi Râdji’ône) Repentez vous vers votre seigneur, et luttez contre votre âme charnelle, car cela représente une bénédiction pour vous auprès d’Allah.
Je vous exhorte à la pratique de la Wazifa en compagnie de vos proches, et celui qui délaisse ceci une seule fois, après réception de notre lettre-ci, nous n’avons plus rien à voir avec lui et il ne fait pas partie de nous, comme nous ne faisons pas partie de lui en rien. Parce que, en ce qui nous concerne, nul ne peut faire partie de notre voie, qu’il ne fasse ce que nous faisons, en compagnie de nos disciples. Vous ne pouvez donc, ne pas renouveler votre repentir à tout instant et en toutes circonstances, avec ceci, la persistance dans la recherche de votre seigneur en toute heure, aussi fréquemment que votre souffle, afin d’agir en symbiose avec les paroles du prophète, (saw): «Éprouvez vos corps, avant que vous ne soyez éprouvés» Et persévérez dans la véridicité, en votre relation avec votre seigneur qui s’accorde à toutes vos affaires, au point de ne découvrir aucun d’entre vous dans les lieux qu’il lui a interdits et qu’il le trouve dans les lieux qu’il lui a prescrits. Je vous exhorte à ne point frayer avec l’interdit car l’interdit conduit en enfer. Et méfiez vous de la négligence, car la négligence est la mère de tous les maux; du plaisir et de la perdition.
Le Seigneur véritable a dit: « De celui à qui j’ai révélé mes noms, j’exige la décence. De celui à qui j’ai dévoilé la perfection de mon être, j’exige la fusion. » Je vous exhorte donc, à la persistance dans la marche vers Dieu.
Le poète a dit:
Est perdu, le parvenu qui s’est détourné,
Dont la dévotion imparfaite est loin de la droiture.
Celui ayant accédé à ses désirs se doit de glorifier Dieu dans ses actes, par crainte de pencher son âme vers la perdition.
O vous, de Thiamène, vous ne devez ressembler qu’à ceux de Kossi; de Taïba Nianghène et de Taïba Niassène en convoitise du Seigneur; abandon de tout autre qu’Allah et exhortation à la patience. Et aimez-vous, et soyez justes, et exhortez-vous à la droiture. Visitez-vous et soyez généreux entre vous; assemblez-vous en Dieu, pour Dieu et avec Dieu, et entraidez-vous dans la bonté et la crainte de Dieu. Prononcez le nom d’Allah le plus fréquemment, afin que vous accédiez au salut. Préservez-vous, et votre famille, de l’enfer.
Le prophète, (saw) a dit: «O vous, ma famille, levez-vous et priez, O ma famille, Jeûnez, O ma famille, faites vos ablutions, O ma famille, donnez au pauvre.»
Dieu, le très haut a dit: « Et ordonne à ta famille la prière, et fais le avec patience. Il ne t’es demandé aucune subsistance, c’est à nous qu’incombe la subsistance. Une bonne fin est pour ceux qui sont pieux.  » Taha, 132
Sachez que vous devez rendre grâces à Allah et le glorifier, de vous avoir compté parmi les premiers de la Fayda. Mais ne stationnez jamais ni ne penchez du côté du repos, car des gens viennent après vous qui, si vous montrez de la négligence à vous acquitter des prescriptions divines vous dépasseront. Qu’Allah nous préserve de cela qui est la pire perte. Car l’élévation dans l’ascension, est requise à tout instant.
Il vous incombe de vivifier vos lieux de prière en veillant à y pratiquer les Cinq prières, à y lire la Wazifa, avec l’action de magnifier tous les instants par les bénédictions sur le prophète, (saw) avec la prière de l’ouverture, (salâtoul fâtihi). Celui qui accomplit ceci, a accédé à un immense salut et à la félicité.

Écrite par Aliou Cissé, Ibn Al Hassan, en l’an 1349 de l’hégire.

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Jawahirou raça-il : waçaya lettre n°1

LETTRES PRÉCIEUSES (Jawâhirou-r-Rassâ-il)

 

PREMIÈRE LETTRE DES EXHORTATIONS

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux, louanges à Dieu, seigneur des mondes; que la prière d’Allah soit sur notre prophète Mouhammad, ainsi que sur sa famille; à la dimension de son mérite et de sa haute valeur.

A destination de mon frère, et affectueux, maître dans la jurisprudence islamique, empli de bienséance, Mouhammadou Moustapha Ibn Thierno THIAM, Assalâmou ‘Alaykoum Wa Rahmatoulahi Ta’alâ Wa Barakâtouhou.
Je te fais savoir que ton émissaire m’est parvenu et que j’ai tout aussi bien reçu ta lettre dont je suis très satisfait. Je te confie donc à Dieu qui ne porte préjudice, jamais, à ce qu’on lui confie. Je te conseille de remettre entièrement ton cœur à Dieu, en tes moments actifs ou paisibles. Et soit donc pour Allah en quoi que ce fût, car quiconque est pour Dieu, Dieu est aussi pour lui. Et de tes actes envers ton seigneur, extirpe toutes les créatures, dont ton âme même fait partie !
« Dis Allah et laisse les hommes en ce qu’ils sont »
Sache qu’Allah a fait que la convoitise d’autre chose que lui, ne soit que futilité et jeu. Et obtiens deux maîtres spirituels. De ton guide apparent fait le Coran et la tradition et de ton guide intérieur, notre maître, Cheikh Ahmad At-Tidjani, (ra). Et Sache qu’il persiste en ta compagnie. Les guides quant à eux sont des intermédiaires.
Le sens de mes propos revient à t’exhorter d’occulter tes secrets. Enfouis ce qu’Allah t’a offert de secrets divins, jusqu’à ce que lui même te divulgue aux gens. Quiconque s’autoproclamera guide, avant d’avoir reçu la permission d’Allah perdra sa religion; sa vie sera réduite à néant et il sera couvert de honte, du milieu de la communauté.
Si, cependant, Dieu t’accorde la popularité, nul ne saurait aller à contre-courant de son décret, te concernant. Aussi, la convoitise de l’influence en dehors de la permission d’Allah annule la possibilité de popularité, à cause de ce qui s’y trouve de vanité de l’âme. Si Dieu te dissimules, sache que cela est bien meilleur pour toi. Ne convoite donc que ce qu’Allah veut bien pour toi.
Quiconque aspire à l’influence est esclave de la popularité et non pas celui de Dieu et quiconque désire être méconnu, est esclave du confinement et pas celui d’Allah. Celui par contre qui n’a de désir que ce que Dieu veut, est le véritable adorateur d’Allah; et le réel connaissant quant à lui, délaisse ses convoitises pour le désir d’Allah.
Dis à Hady, que je lui donne la permission de t’épeler le « Sirr Ziara » qui est le troisième des secrets, au sein duquel se trouve un nom, réserve spéciale aux stations de Cheikh, (ra).
Transmets mes salutations à Khalifa Abdoullah SECK, et dis lui que je requiers ses prières .
Wa-Salam.
Écrite par Ibrahima Ibn El hadji Abdallah At-Tidjani en l’an 1348 de l’hégire, Al Faydatou à Kossi un jour de Mercredi

 

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Conseils et Recommandations de Cheikh Ahmad TIDJANI

 Après la louange d’Allah, que son éloge soit agrandi et que soient sanctifié ses Qualités et ses Noms, cette lettre est adressée à l’ensemble de nos frères les disciples de Fès et de ses alentours, qu’Allah vous protège de toutes les épreuves et des difficultés des tentations. Amin.

Que la Paix et la Miséricorde d’Allah ainsi que sa Bénédiction vous englobent vous et votre situation, de la part de celui qui vous aime, Ahmed Ibn Mohamed Tidjani, ensuite :

Je vous recommande ainsi qu’à moi ce qu’Allah nous commande et nous ordonne, et qui est de préserver les limites sacrées et de veiller à l’accomplissement de l’ordre Divin selon vos efforts et selon votre capacité, car certes, à cette époque, les principes de l’ordre Divin se sont écroulés que ce soit dans la totalité ou dans le détail et les gens aiment passionnément ce qui leur nuit dans ce bas monde.

On constate qu’il n’y a aucun éveil qui permet de renvoyer les cœurs vers Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) et qui permet de s’arrêter aux limites sacrées d’Allah que ce soit dans le commandement ou l’interdiction.

Il ne reste plus à personne le pouvoir d’appliquer l’ordre d’Allah dans tous ses aspects, à notre époque, sauf pour celui qui est revêtu de la parure de la Connaissance d’Allah ou celui qui s’en approche.

Mais pour le reste les choses étant ce qu’elles sont et le serviteur ne pouvant trouver d’échappatoire à ce qu’Allah lui a décrété, alors ici celui qui est mélangé de blanc et de noir est meilleur que celui qui est totalement noir.

Délaissez la désobéissance à l’ordre d’Allah autant que vous pouvez, exécutez son ordre selon vos capacités et faites pour vous-même plusieurs expiations de péchés la nuit comme le jour. Ce sont des choses multiples que nous vous avions données lors de nos premiers conseils et qui furent un aperçu suffisant.

À cela s’ajoute Hisbou Saïfi pour celui qui l’a pris comme oraison matin et soir, au minimum une fois et au maximum sans limites, ainsi que Mousaba’at el ‘Achra pour celui qui l’a pris comme oraison matin et soir et aussi Salat Fatihi Lima oughliqa au minimum 100 fois le matin et le soir.

Dans ce domaine aucune action de ceux qui œuvrent ne peut les surpasser, et aucun espoir de ceux qui espèrent ne peut être plus comblé.

Soyez constants dans vos prières obligatoires en groupe et prenez-en soin, car elles sont la cause qui permet d’écarter les malheurs qui doivent tomber, sauf de toutes petites exceptions qui nécessitent une punition et certes Allah aidera d’une aide immense celui qui sera constant dans cela.

Combien de fois l’a-t-il soutenu lorsqu’il fut mis en déroute ? Combien de fois lui a-t-il voilé ses défauts ? Combien de fois lui a-t-il pardonné ses fautes ? Combien de fois l’a-t-il saisi par la main dans tous ses faux pas ?

Je vous recommande l’assiduité dans le Dhikr d’Allah et la prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) de nuit comme de jour selon votre capacité et selon ce qu’Allah vous octroie comme temps libre et énergie, sans excès ni insuffisance.

Ayez pour but à travers cela la glorification de la valeur d’Allah et de sa grandeur ainsi que celle de son Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), et représentez-vous devant la porte d’Allah ne lui demandant que sa satisfaction et non en vue d’une chance.

Celui qui œuvrera de la sorte aura une attention immense d’Allah, il trouvera la bénédiction de telles œuvres dans un avenir proche et lointain, et il découvrira le goût et la saveur dans ce qu’il fait, cela fait partie des particularités et des secrets, à la même enseigne que l’assiduité à faire ses prières en groupe.

Je vous recommande de préserver l’aumône, de nuit comme de jour, si vous le pouvez, même si ce n’est qu’avec un sou en cuivre ou une simple bouchée, mais ce, après avoir veillé à l’accomplissement des obligations financières. Certes l’attention d’Allah est proche de ceux qui œuvrent et préservent les actes obligatoires de groupe.

Prenez soin, après les oraisons obligatoires de la Tariqa, de Hisbou Saïfi et Salat el Fatihi, car certes ils suffisent face à tout autre Ouird et la grâce qu’Allah déverse par leurs intermédiaires arrive au summum de ce que l’on peut désirer. Aucune œuvre ne peut les égaliser.

Je vous recommande de prendre soin de vos liens familiaux dans tout ce qui adoucit le cœur et incite à l’amour, abandonnez l’inimitié des proches, la désobéissance des parents et de tout ce qui provoque la haine dans le cœur des frères, abandonnez aussi la recherche des défauts des musulmans, car celui qui le fait Allah dévoilera aussi les défauts de ses enfants après lui.

Pardonnez beaucoup à ceux qui font des faux pas et trouvez des excuses à celui qui accomplit avec maladresse pour tout croyants et encore plus pour vos frères en Tariqa, car certes ceux qui pardonnent aux gens qui font des faux pas, Allah leur pardonnera souvent.

Celui qui s’est trompé et qui est venu s’excuser auprès de vous, acceptez son excuse et pardonnez-lui afin qu’Allah accepte les vôtres et vous pardonne dans vos faux pas. Les pires frères chez Allah sont ceux qui n’acceptent pas les excuses et ne pardonnent pas les erreurs, examinez le verset d’Allah qui dit :

« Empressez-vous vers un pardon de votre Seigneur et un paradis aussi large que les cieux et la terre ayant été aménagé pour les gens pieux.

Ceux qui dépensent dans la richesse et la pauvreté, qui refoulent leur colère et qui pardonnent aux gens. Et Allah aime les gens de bien », (Sourate 03 La famille d’Imran, versets 133 et 134).

Soyez insouciants face aux maux des gens et ne prenez pas en considération tout ce qui vous provient de leur part. À vous de pardonner et de fermer les yeux sur cela, car la contestation de tout ce qui nous provient des gens, sans pardonner, entraîne de la part d’Allah la perte dans ce bas monde et dans l’au-delà.

À chaque fois que quelqu’un se rabaisse à répondre au mal par le mal alors pour lui les maux se multiplieront et les affaires de ce serviteur se briseront. Donc, on ne doit répondre au mal qu’avec l’insouciance, le pardon et l’indulgence.

Je vous recommande de ne pas réclamer les positions où Allah a placé certaines gens, cela n’est pas louable ni dans la loi, ni dans les bonnes manières, car leurs affaires ne suivent que la Volonté Divine, ils sont étreints par la prise d’Allah, ils n’ont aucune échappatoire face à son décret et toutes leurs affaires dépendent de son décret et de sa prédestination.

Cela n’est possible que dans le cas où la loi nous ordonne d’agir contre eux par le commandement et la réprimande dans le cadre d’une contestation ou d’un besoin, à certains moments, pas tout le temps et arrêtez-vous à la parole du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui dit :

« Fais parti du bel islam de quelqu’un de ne pas s’occuper de ce qui ne le regarde pas ».

Vous devez conseiller vos frères en Tariqa avec douceur, gentillesse et diplomatie, sans grimace, ni haine, et que chacun d’entre vous consacre un moment où il évoque Allah en solitaire, au moins le temps que lui prenne les Oraisons essentielles de la Tariqa. Cela lui procurera la bénédiction dans tous ses besoins et dans sa conduite.

Vous devez obéir au Mouqadem qui vous a donné le Ouird quoiqu’il vous ordonne comme bien ou vous blâme comme mal ou cherche à arranger les conflits entre vous.

Accomplissez la Wadhifa matin et soir pour celui qui peut, sinon une seule fois le matin ou le soir […]

Je conseille au Mouqadem donnant le Ouird de pardonner les erreurs des frères, qu’il étende le manteau de son pardon pour toute faute et qu’il évite tout ce qui peut provoquer dans leur cœur la rancune, la honte, la haine, qu’il œuvre à arranger les conflits qu’il y a entre eux et aussi qu’il œuvre dans tout ce qui permet de réunir les cœurs.

Si jamais un feu s’est allumé entre eux alors qu’il s’empresse de l’éteindre et surtout que tout cela soit accompli en vue de la satisfaction d’Allah, non pas pour un autre avantage.

Qu’il blâme aussi ceux d’entre eux qui se lancent dans la médisance, les réprimandant avec bienveillance utilisant des paroles douces. Il se doit de traiter les frères avec douceur, avec facilité de caractère, sans chercher à provoquer en eux de l’aversion et des difficultés par ce qu’il leur ordonne ou leur défend dans le domaine des droits Divins et des droits des frères, se conformant en cela à la parole du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui dit :

« Rendez les choses faciles et ne les rendez pas difficiles, annoncez la bonne nouvelle et ne répugnez point les gens ».

Il doit les éloigner de l’amour de leur bas monde et ne pas donner d’attention à ce qu’ils détiennent entre leurs mains avec la croyance ferme que c’est Allah qui donne et qui prive, qui rabaisse et qui élève.

Il doit considérer que sa préoccupation est de les libérer contre le gaspillage et l’éparpillement de la part de ce bas monde qu’ils possèdent, et il ne doit pas leur demander quoique ce soit comme don, et ce, dans le peu et dans le beaucoup sauf ce qu’ils donnent d’eux-mêmes sans qu’il y ait eu une demande, car la conception des gens tourne autour de cela et leurs affaires sont interprétées à partir de cette notion.

Laissez en paix, pour le commun comme pour les dirigeants, la situation où Allah les a établis, sans chercher à s’opposer avec répugnance ou haine ou hostilité, car c’est Allah qui a mis sa créature dans ce qu’il a voulu et personne n’a la capacité de les ôter d’où Allah les a établis.

Délaissez la recherche de l’autorité et ses causes, car elle est la kaaba autour duquel tournent tous les maux, elle est l’établissement de la perdition dans ce bas monde et dans l’au-delà.

Si l’un de vous est éprouvé par un malheur ou que des maux l’atteignent, qu’il patiente donc en attendant qu’Allah le libère, car toute difficulté a absolument une fin et tout tourment a un jour une délivrance. Si la situation devient critique alors il doit s’humilier tout en suppliant Allah afin qu’il atteigne, par la délivrance d’Allah, le comble de son espérance.

Il ne faut pas s’affliger devant les malheurs et les épreuves, car certes Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) n’a fait descendre ses serviteurs en ce monde que pour les vicissitudes des Décrets Divins et des Destins Seigneuriaux ce qui met le nafs dans un état de gêne en raison des épreuves et des difficultés.

Les serviteurs ne peuvent pas échapper à cela, il n’est pas possible à l’esclave d’être en repos face à toutes les épreuves de ce bas monde, mais le sensé doit savoir que les situations des gens de ce monde sont pour toujours en alternance entre des moments de resserrement et de relâchement, entre du bien et du mal, entre des moments de joie et de tristesse. Personne de ceux qui habitent ce bas monde ne peut échapper à cette fatalité.

Donc si un malheur s’abat et que la situation se resserre, il faut qu’il sache qu’il surviendra un moment où cela s’achèvera et qu’à la suite vient la délivrance et la joie. Ainsi, celui qui a compris cela d’Allah vis-à-vis des vicissitudes en ce monde, celui-là rencontrera chaque malheur par la patience, la satisfaction dans le destin et l’entier remerciement pour les bienfaits d’Allah.

Et que la paix soit sur vous ainsi que la miséricorde d’Allah ».

Recherche et traduction par la Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe

 

Publié dans LETTRES - CONSEILS DES CHEIKHS

Hadith Qudsi :

D'après Abu Harayrah (que Dieu l'agrée), le Prophète (S.B) a dit : Dieu (glorifié et exalté) a de nombreux anges qui parcourent à la recherche d'assemblées où le nom de Dieu est invoqué: ils se joignent alors à eux et rassemblent leurs ailes les uns autour des autres. remplissant ainsi l'espace entre eux et le premier ciel.Quand [les gens de l'assemblée] finissent, [les anges] monte et s'élèvent jusqu'au Paradis.Il (le Prophet S.B) dit: Alors Dieu (puissant et sublime) leur demande - [même si] Il sait mieux qu'eux : D'où venez-vous? Et ils disent : Nous revenons de certains de Tes serviteurs sur Terre : ils Te glorifiaient (Subhana llah), T'exaltaient (Allahu akbar), témoignaient qu'il n'y a de dieu que Toi (La ilaha illa llah), Te louant (Al-Hamdu lillah), and Te demandant [des faveurs]. Il dit: Et que demandaient-ils de Moi? Ils disent: Il Te demandent Ton Paradis. Il dit: Et ont-ils vu Mon Paradis? Ils disents: Non, O Seigneur. Il dit: Et comment cela serait s'ils avaient vu Mon Paradis? Ils disent : Et ils cherchent protection auprès de Toi. Il dit: De quoi cherchent-ils Ma protection? Ils disent: de Ton Enfer, O Seigneur. Il dit: Et ont-ils vu Mon Enfer? Ils disent : NON. Il dit: Et qu'en serait-il s'ils avaient vu Mon Enfer? Ils disent : Et ils demandent Ton pardon. Il (le Prophète S.B) dit: Alors Il dit: Je leur ai pardonné et je leur ai accordé ce qu'ils ont demandé, et je leur ai donné un sanctuaire contre ce qu'ils ont demandé protection. Il (le Prophète S.B) dit: Ils disent: O Seigneur, parmi eux est Untel et untel, un serviteur pécheur, qui passait juste par ce chemin et s'assit avec eux.. Il (le Prophète S.B) dit: Et Il dit: Et à lui [aussi] J'ai donné mon pardon : celui qui s'assoit avec de tels gens ne souffrira pas. Rapporté par Muslim (et aussi par al-Bukhari, at-Tirmidhi et an-Nasa'i).

اَلَّلهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ الْفَاتِحِ لِمَا أُغْلِقَ وَالْخَاتِمِ لِمَا سَبَقَ نَاصِرِ الْحَقِّ بِالْحَقِّ وَالْهَادِى إِلَى صِرَاطِكَ الْمُسْتَقِيمِ وَعَلَى آلِهِ حَقَّ قَدرِهِ وَمِقْدَارِهِ الْعَظِيم